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  • : L'éros de Scharlotte
  • : Je veux vous faire part des mes démarches érotiques au pays où les hommes aiment tant les femmes. Je suis une femme qui se cherche et s’observe. Je décris mes rêves, mes désirs et ce qui se réalise.
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Envie de prendre soin de lui, d'apprendre à le comprendre. Envie de mûrir à ses côtés, de le voir mûrir aux miens. Envie de me mettre à être compris par lui.

Extrait du 'Dormeur du Val'

 

Les chaînes du mariage sont si lourdes qu'il faut être deux pour les porter. Quelquefois trois.

Alexandre Dumas, fils

 

Ça prend une minute pour remarquer quelqu'un, une heure pour l'apprécier, une journée pour l'aimer, mais une vie pour l'oublier.

Anonymus

 

Je veux bien jouir avec d'autres, je ne veux m'abandonner qu'avec vous

Des désirs et des hommes - Françoise Simpère 

 

Mon coeur est français, mon cul est international ! Arletty

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 10:46

L’après-midi, nous arrivons devant le MoonCity, un autre couple attend l’ouverture de la porte et voilà, génial, je fais la queue devant un club libertin, je me retourne et je regarde le grand Boulevard en me posant la question quand, enfin je vais me faire choper ?

A la caisse ils donnent un tout petit sac, remplis de préservatifs qui se font tout de suite jetés par mon ‘initiateur’ pour les remplacer par les siens. Très gentleman il m’explique tout, il me montre tout l’établissement et je suis contente de découvrir des coins sympas qui donnent un confort selon ses envies.

  sl_DIAPO_20JACUZZI.jpg

L’intérieur du club me fait penser un peu aux manèges d’une foire  – les marches  en carrelage par sécurité, entourées d’imitations de rocher. Mais bon, heureusement les gens qui apparaissent dans les couloirs ne ressemblent pas aux mannequins dans les  trains fantômes.

Encore une fois je constate que d’être vue par autres personnes ne m’excite pas, ni même de les regarder. J’entends les cris d’une femme et voilà, c’est une occasion de voir comment une autre femme jouit, mais bon, ça ne m’impressionne pas plus que ça. Et je n’éprouve aucun envie de me mélanger dans un groupe en action.

Nous squattons un petit cabinet et en m’allongeant sur le matelas je me rappelle que l’hygiène est un primordial dans ce genre d’établissement, mais ce n’est pas très cosy – vite fait j’ai chaud et il ouvre la porte pour avoir un peu d’air.

big_moon-city036.jpg 

Hum , une chose est sûre, pour bien jouir j’ai besoin d’intimité – les voix des gens qui passent dans le couloir, me distraient et ça nécessite un effort pour me concentrer sur mes sensations – mais mon homme sait très bien toucher les femmes et c’est quand même facile de me lâcher.

J’entends bien ce qu’il dit, qu’il me désire, qu’il a envie de moi et qu’il adore mon corps, euh bon, mon cul ;) mais ça ne se traduit pas vraiment dans ses gestes. C’est un homme qui n’aime pas se blottir contre mon corps, il reste un peu distant physiquement, si on peut dire ça pendant une étreinte.

Donc c’est ça ? Le cœur du libertin reste à la maison et le corps se balade ?

sl_DIAPO_20BAR_20LOUNGE_201.jpgMalgré ça, je me sens très à l’aise avec lui, au bar (attention : pas d’ébats sur les sl_DIAPO_20JACUZZI_204.jpgsofas du bar) et dans le Jacuzzi (la non plus, dommage, mais oui, l’hygiène prime le désir)

Nous rentrons à nouveau dans une autre cabine et voilà, je ne pensais pas mais j’ai découvert une nouvelle position qui me plait énormément – wahh, des sensations inconnues me surprennent, j’adore ça et je lui demande deux fois et ça me donne envie de m’ouvrir encore plus pour lui… et je jouiiiiiis !

Ma tête rouge nous profitons des derniers rayons de soleil à la brasserie dehors et voilà il part et je reste encore pour laisser écouler doucement les derniers traits de mon excitation.

 

 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 16:35

 L’article du blog de Luxure&Co  'Mettre la barre moins haute' sur les exigences m’a fait beaucoup réfléchir sur ma propre position – que peut-on exiger d'un homme pour être comblée.  Après des échanges, des commentaires sur son blog, je finis par penser, oui c’est vrai :  haut les pancartes, haut les barres !!! 
 
Mon téléphone sonne et ma comptable m’explique quel problème je dois résoudre. Donc j’erre au 3me étage de ma boîte, que je fréquente rarement. Enfin je trouve au moins le bon couloir, un homme assis au bout, dans un coin d'open space me regarde déjà de loin, il est curieux.

 

   
Karl Lagerfeld Rings 2J'aperçois ses bagues – un peu comme Lagerfeld, ses boucles d’oreilles, ses tatouages – sur l’écran : Marilyn Manson et voilà quand je demande s’il peut me mener vers M. un tel il me sourit avec ses yeux foncés si doux et voilà il se présente : Ah heureusement c’est moi.
 


Vous connaissez ça ? On parle des factures, des avoirs, des erreurs, mais le corps, la mimique, les yeux ne disent qu’une chose : Embrasse-moi, tout de suite !
Ah bah oui, un collègue !!! Pas possible, je ne sais rien sur lui, marié ou pas, fidèle ou pas ?
Mais au fond de moi je me dis : je m’en fous, il me le faut !
 
Depuis nous buvons du café à la cafète, on parle sagement pendant je me noie dans ses yeux (ok, ok ils me rappellent à marilyn-manson-hd_100833-1400x1050.jpgLUI). Je dois lever ma tête pour lui parler pour le regarder cet ex-punk comptable et d’un coup j’éclate de rire : si quelqu'un m’avait dit avant que je kifferais un jour sur un tel mec j’aurais dit non – c’est sûr !
 
Qu’est-ce que je suis contente de comprendre que des exigeances établies sont pure ‘brainfuck’ !!! 

 

 

 

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 16:33

 

Une de mes premières lectrices qui était aussi inscrite sur Gleeden, vient me raconter les aventures de son nouveau champ d’expérience sexuelle : les clubs et les soirées privées. Quand je pose de plus en plus de questions, elle dit que ce serait plus facile de parler avec un homme ‘maître’ du sujet. Ainsi elle m’a mis en contact avec un libertin qui organise des soirées avec sa femme.

 

      Le-Bar-Long--02-Le-Royal-Monceau-Raffles-Paris-1-53

 

 

Il m’invite au bar de l'Hôtel Royal Monceau  – quel bel endroit pour prendre un verre, entassés dans des fauteuils qui prennent parfaitement la forme de mes fesses pour parler de mes sujets préférés avec un homme si habile, si ‘in’inhibé, si libre et vraiment expérimenté :

 

Mon cheminement dans ma découverte des plaisirs, l’attirance par la beauté, l’érotisme, le désir, des moments subtils où nous sentons l’énergie croître et nous rendre si vivants.

 

J’apprends ainsi que ma première expérience au club était en fait parfaite, parce que mon compagnon avait apparemment tout compris : On y va à deux, c’est une expérience à deux, en confiance, en toute complicité.

 

Et la chose la plus importante et je pensais que ça ne concernait que moi : Pour qu’une femme puisse se laisser aller complètement elle a besoin d'un cadre sécurisant.

 

Quand la femme accepte un autre, c’est le partenaire qui surveille si les règles sont respectées : prendre des capotes, empêcher l’autre de faire des gestes qu’elle n’aime pas (je déteste être pincée aux mamelons). Mon partenaire de l’époque le faisait naturellement et je me suis vue fondre, me laisser aller sous quatre mains et jouir avec deux hommes sans la moindre contrainte.

 

En l'écoutant je décide de me laisser guider par cet homme et nous convenons d'aller au club, mais d’abord pour nous découvrir à deux, pour voir si une vraie attirance, une intimité, une complicité peuvent émerger entre nous. Puis pour aller plus loin si nous avons envie…


Notre entretien dans ce bar est tellement agréable, fluide, … je me sens excitée par l’idée de découvrir cet homme, une autre façon de vivre ce qui pour l’instant me convient à merveille.

 

Mais, bien sûr j’entends un ‘mais’ en moi :
Pourquoi un homme si expérimenté, si à l’aise et bien installé dans ce mode de vie a envie d’une femme comme moi, une novice … et je le lui demande.
Il dit : Je sens ton audace, je sens que tu acceptes de libérer la fièvre animale qui bouillonne en toi,  en nous… ton audace de me confier les rênes d’une ivresse inédite…

 

Voilà, je pars sur les tapis rouges qui me mènent sur l’avenue Hoche et en apercevant l’Arc de Triomphe, je trouve d’un coup que cela correspond parfaitement à mon état du moment :

 

On y va, les aventures nous attendent à bras ouverts !

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 14:51

C’est officiel – la plupart des hommes qui me contactent me désirent facilement et n’hésitent pas me proposer des rendez-vous. C’est très agréable et ce n’est plus aussi surprenant comme avant. Ça devient une normalité et j’ai un vrai choix.

Mais apparemment je ne me sens pas encore habile dans cette position. Il m’arrive maintenant que je me trouve devant un désir auquel  j’ai du mal à répondre où je me sens limitée dans ma réponse.

Lundi à l'hôtel l'homme est là, me sourit de loin, tout content de me voir. Il est très attirant, j'aime bien sa façon de s’habiller, ses formes de comportement - il est très galant avec un esprit futé et il me désire fort. Dans l'ascenseur il embrasse mes mains, mon cou, il caresse mes cheveux, me serre contre son corps bien musclé et son désir est évident. Il hésite un peu - il n'est pas sûr s’il peut y aller, ...

Ce n'est pas faux, je reste observatrice, je suis contente, mais sans plus.

 C’est agréable  d’être câlinée, embrassée, touchée pendant que le désir augmente. Mais d’un coup ça me rend mal à l’aise parce que j’ai l’impression que je devrais répondre de la même façon et mes pensées soucieuses cassent le rythme – j’éprouve un déséquilibre. Mortel pour les ébats amoureux, non ?

C’est évident pour l’instant je me retrouve dans une espèce de No man’s land émotionnel.

Nomansland-photo.jpeg

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 09:09

Depuis je ne peux plus m’égarer mentalement (en pensant à mon amant) je me retrouve dans la réalité de mon couple. Un réveil cruel, qu’est-ce qu’il reste de notre ménage – enfin j’ai le courage de me mettre à la confrontation.

 

C’est triste, compliqué et je me sens incapable de décider quoi que ce soit. Une soirée tristounette, un matin insupportable suivi par des heures de bonne complicité avec beaucoup d'humour – quoi faire ?

 

Je me balade sur des sites de colocation et je rêve d’une autre divorcée qui a envie de partager son appartement parisien, spacieux avec quelqu’un comme moi – hmm ça devrait exister, non ?

 

Ma recherche est interrompue par un mail d’un ancien contact Gleeden qui n’avait pas abouti. On n’avait pas trouvé une date pour prendre un verre à l’époque. D’un coup il se souvient de moi et il a envie de me voir. Ravie d’être distraite je prends le métro pour Châtelet et voilà il y est :

 

Un asiate, grand, gentiment musclé, mince et vraiment beau – seul hic, il fume, dommage!

 

asiat-boy.jpg

 

On parle et, en fait, chaque mot est superflu – c’est évident nous avons envie et voilà je pars avec lui dans son appartement. Il est célibataire et il s’amuse bien avec beaucoup de différentes amantes, quelque fois trois par semaine. Je l’écoute avec amusement, une chose est assurée dès le début, cet homme a une libido forte, c’est exactement ce qu’il me faut.

 

Il me traine au 5ème étage, essoufflée je réponds à ses questions, mon histoire Gleeden, mon couple en vrille, mon amant perdu.

 

Tombant sur le sofa, il me sert un verre, s’allonge sur moi et entre des baisers profonds il me pose des tas de questions sur les différents amants que j’ai eus l’honneur de déguster.

 

C’est surprenant avec quelle vitesse il arrive à LA question : Et des blacks ? Sont-ils vraiment si puissants comme on dit ? Noon, c’est une légende dis-moi, noon ?!

 

Je ris et voilà ma réponse ne le rend pas heureux – il est en train de bien me baiser quand le fait que LE black de ma vie pouvait me faire l'amour pendant des heures le fait débander d’un coup !

 

Choqué il regarde son kiki complétement ratatiné, il est hors de lui : Mais, mais ça ne m’est jamais arrivé, non, ce n’est pas vrai, tu me tues avec ton histoire.

 

Je me roule par terre tellement je ris, ha, sans le vouloir j’ai touché cet égo si affirmé d’être si puissant et voilà, non, il a de la concurrence !!

 

kissenschlacht.jpg

Il commence à me jeter ses coussins et me taper avec, je réponds de la même façon et nous nous chassons à travers son appartement en braillant. Il m’attrape, me jete sur son lit et voilà il embrasse mon visage, mouillé de larmes de rire et il reprend sa force. Il me fait l’amour comme il faut.

 

Je suis ravie, il me donne des surnoms, des noms que je connais bien … c’est moi qui me sens maintenant confirmée dans ma façon de faire l’amour. Je ne sais pas, mais il semble m’admirer.

 

Je pars satisfaite, comblée et très vivante !

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 17:20
Je n’ai pas d’autres idées que de me jeter dans les bras d’hommes pour oublier… évidemment un jeu incertain de succès.
Mais, mes rencontres sont quand même intéressantes et je me laisse distraire au moins pour quelques heures.
Ainsi j’attends un SMS d’un réalisateur très charmant pour m’indiquer l’endroit de notre rencontre. Il me mène vers la rue du Faubourg Saint Honoré – ha, pas mal, MAIS mon cœur s’arrête quand j’arrive au numéro 40 : c’est l’hôtel dans lequel j’ai passé un après-midi formidable avec LUI l’été dernier.
Au 8ème étage la vue sur Paris est époustouflante, la Tour Eiffel, le toit du Grand Palais…le seau à glace héberge une bonne bouteille de Champagne – la classe, quoi !
 
piper.jpg
 
Qu’est-ce qu’on veut de plus - mais je cours vers la terrasse et j’éclate en sanglots, je vois trois chambres plus loin NOTRE terrasse. Je me rappelle très bien sa stature en contre-jour devant le coucher du soleil – si grand, si beau.
 
Mon dieu, je tiens, j’étrangle presque la barre du balcon et je m’engueule : Il faut que je m’arrête, c’est pathétique, la vie continue, on y va ! Reste présente, regarde qui t’attend à l’intérieur, ce n’est pas juste, cet homme attend tout, mais pas une pleurnicheuse pour laquelle il vient de dépenser une petite fortune.
 
Son MacBook ouvert envoie ses chansons préférées et la première me rappelle fort à ma jeunesse. Surprise de l’entendre après toutes ces années nous nous prenons dans les bras, il m’embrasse et nous nous dévouons à nos plaisirs...
 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 21:24

 

Je viens de boire un très bon rouge - qu'est-ce que j'adore le rouge quand il fait encore froid dehors, quand je veux oublier, quand je veux que mon cœur s'allège.

Je parle avec lui - dans ma tête - malgré tous ces mots pendant un an, tant de mots, des milliers de mots, encore le souhait de lui parler, encore et encore.

Qu'est-ce qu'on a fait de mal pour décider de rompre? Sur cette question je reste encore éberluée - aucune idée, ça m'échappe complètement.

Bon j'accepte sa décision - à quoi ça sert de supplier si l'autre cherche à s'éloigner.

Je n'ai aucune colère contre lui - peut-être que ce n'est pas bien. Il faut peut-être se mettre en colère pour se distancer plus facilement, mais je ne trouve vraiment pas de raison de m'y mettre. Pas pour l"instant.

 

Ah oui, j'en ai une:

Comment peux-tu me quitter, moi, ta maîtresse si désirée? Qui te desire(ait) tant.

 

Beh, apparemment c'est possible.



Je constate une nouvelle chose: Autrefois, quand j'étais quittée, je pensais "Oh mon dieu, je ne vais plus jamais trouver quelqu'un d'autre."
Aujourd'hui je sais, bien sûr, un autre va arriver - ce ne sera pas la même chose, un homme différent avec une façon différente d'aimer et à aimer.

Mais cet homme là, mon amant préferé, my sexfriend et ce qui était en plus est perdu pour moi - dommage, vraiment dommage. Il est une perle quand même - tellement attentif, tellement à l'écoute, un tel connaisseur des femmes...

Combien de temps ça va me prendre...

 

 

14894754-waves-arriere-d-39-un-bateau-qui-s-39-eloigne-de-l.jpg

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 21:18

J’ai en somme pour le moment trois lecteurs qui sont très intéressés pour me rencontrer.

 

Je connais ce phénomène, j’écris quelque chose, je transforme mes sentiments, réflexions et émotions en mots. Une fois mon article fini et je me sens bien, quelque chose d’achevé est mis en place. C’est comme si je poussais à un radeau pour le livrer au courant de la vie.

Je ne sais plus qui l’a dit, mais :

Je suis responsable de ce que je dis.

Je ne suis pas responsable de ce que vous comprenez.

 

 

Des déclarations de leur flamme en cascades coulent dans ma boîte mail. Bien sûr, au début j’étais flattée, mais avec le temps ça devient pénible parce que je n’ai pas l’impression ils me voient comme je suis réellement.  Mes mots créent des désirs qui ne sont pas en rythme avec les miens dans ma vraie vie.

 

C’est un peu contradictoire : J’assume chaque mot, c’est vraiment ce que je pense, mais en même temps, c'est diffèrent quand ça revient vers moi par l’interprétation de mes lecteurs.

 

book_of_art1.png 

 

 

 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 08:52

Je comprends

je ne comprends pas

je comprends

je ne comprends pas

 

 

J'accepte - je n'accepte pas

J'accepte - je n'accepte pas

J'accepte - je n'accepte pas     

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 15:11

Le temps, le temps, le temps  va jouer, je connais ça, je me rappelle très bien, au pied de la tombe de mon père le jour de son enterrement, j’ai réfléchi combien de temps ça allait me prendre pour ne plus souffrir.

Et je me suis mise à compter, 1èr jour, 2ème jour… et voilà ça fait 26 ans maintenant. Je ne pleure plus, mais mon cœur s’échauffe toujours quand je pense à lui.

Sauf que c’est plus facile à accepter les faits de la vie par rapport aux séparations à cause des «sentiments ».

 

Mon amant, L’AMANT de ma VIE vient de me quitter.

 

J’ai bien compris pourquoi, j’ai toujours su qu’il aimait profondément son autre maîtresse – j’ai profité de sa lenteur à laisser développer ses sentiments pleinement en lui.

Le moment où elle a décidé de rompre il s’est rendu compte de ses sentiments pour elle. Et voilà il comprend d’un coup qu’il ne peut plus continuer sa vie comme l’année précédente. Il va quitter sa femme et bien sûr il va m’abandonner.

 

C’est terrible, en même temps c’est beau. Je comprends très bien cette démarche Gleeden, c’est pour décompresser ce qui ne marche pas à la maison. Nous ne sommes pas encore prêts à nous séparer, trop d’attachement, trop d’habitude, trop de peur de faire mal.

 

C’est une période pour évaluer des choses. Soit on reste parce qu’en fait ce n’est pas si mal que ça à la maison, soit on comprend que ‘un mieux’ est possible à l’extérieur.

 

Je viens de passer le meilleur ‘adieu’ de ma vie – comme c’était la meilleure relation que j’ai vécue dans ma vie. J’ai eu du temps pour écouter, du temps pour m’exprimer. Pleurer dans ses bras, poser toutes les questions, même les plus débiles possibles, par pur désespoir, détresse et douleur.

 

Voilà, ça y est, à mon âge j’ai eu  la chance de vivre pendant un an une passion extraordinaire. Inattendue, inimaginable, hors du commun, absolue.

 

J’essaie de me remonter avec l’idée, que c’était un état de grâce, une merveille qui m’est tombée dessus comme un cadeau du ciel.

 

Mais maintenant c’est fini…

 

 Le plus dur, le plus insupportable, c’est le mot : plus jamais !!!

 

 

 

De temps en temps je regarde les fenêtres, je juge la hauteur : handicapée ou mort ? Automatiquement la chanson de Cali me vient à l’esprit : .. de se jeter de la fenêtre  n’est plus de mon âge.

 

Je laisse passer dans ma tête les situations les plus remarquables et il y en a. Chaque fois que je l’ai revu, m’attendant dans un restaurant, dans le métro, à la gare, à l’hôtel j’étais à nouveau surprise par sa beauté et son sourire quand il me voyait. Je ne sais pas, malgré sa beauté il était enchanté par moi.

 

Je n’ai jamais compris pourquoi il a voulu être avec moi, mais son comportement m’avait toujours convaincue, oui il avait vraiment envie de me voir et voilà.

 

Nous avons vécu un an d’envie de l’un de l’autre. Chaque cellule de nos corps était contente de se voir, revoir, sentir, ressentir, encore une fois et encore et encore.

     

 

 

 

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